[PS3] InFamous 2

Les super-pouvoirs ont toujours été une source d’inspiration intarissable. Des super-héros classiques (Superman, Spiderman, Captain America…) aux héros plus « modernes » (Marv, The Punisher, Rorschach…) et les nombreuses séries qui prennent comme sujet des « nouveaux » super-héros (Misfits, No Ordinary Family), on n’a pas fini de voir des types en slip et en cape. Qui n’a jamais rêvé d’avoir ce genre de pouvoirs ? Aller au boulot en filant dans les airs, rafraîchir sa bière en un clin d’oeil, expédier n’importe quel petit merdeux sur orbite avec une simple tarte dans la gueule, faire sortir l’alcool de ses doigts (Bob, celle-là elle est pour toi !), être invisible pour aller reluquer sa voisine à poil sous la douche ou avoir une éjaculation acide, tant de fantasmes que l’on aimerait bien voir se réaliser. Et bien, c’est ce qu’offre InFamous 2, petit dernier de Sucker Punch, à nous autres, pauvres et frêles humains. Après le gros succès du grand frère, en voilà une suite qu’elle est bonne ! Sans plus attendre, allons voir un peu ce que nous a mijoté l’homme électrique !

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A Great Power Means Great Responsibilities

Je me dois de rappeler l'histoire d'InFamous premier du nom : Cole est un homme tout ce qu'il y a de plus banal. Ayant abandonné ses études pour devenir livreur dans sa ville d'Empire City, faisant les quatre cent coups avec son ami d'enfance, Zeke, vivant une belle vie amoureuse avec Trish, Cole est on ne peut plus normal. Mais un jour, le paquet qu'il transportait se révèle être une bombe, ou plus précisément une Métasphère, un engin capable de réveiller les pouvoirs des Porteurs (les gens ayant des sortes de gènes mutants) au détriment des gens normaux, qui tombent malades et meurent. Cole survit à l'explosion dont il était le centre, et devient une sorte de pile géante, capable de contrôler l'électricité à sa guise. Trouvant finalement le responsable de tout cela, un certain Kessler, il le défait, après quoi il comprend toute la vérité : Kessler n'est autre que son double du futur, revenu pour préparer Cole à une terrible catastrophe : la Bête, une créature surpuissante, va bientôt venir sur Terre et tout détruire. Ayant fait l'erreur de préférer sauver sa famille plutôt que d'arrêter la Bête, il remonta le temps pour ne pas faire la même erreur deux fois : débarrassant Cole de sa dernière attache, Trish, il lui permet ainsi de se tenir prêt à l'ultime affrontement. Quelques mois plus tard, Cole rencontre l'agent Kuo, du FBI, qui est au courant de tout ça. Amie du Professeur Wolfe, prestigieux physicien ayant travaillé avec Kessler sur la Métasphère, ce dernier peut rendre Cole encore plus puissant et le rendre ainsi capable de vaincre la Bête. C'est ainsi que Cole, Kuo et Zeke prennent la route de New Marais, en Nouvelle Orléans, pour retrouver le Professeur Wolfe et se tenir prêt. Mais la Bête arrive à ce moment-là à Empire City, réduisant en quelques heures la ville à néant, malgré les efforts de celui que l'on appelle "l'Homme Lumière"… Cole est maintenant prévenu : le combat sera apocalyptique !

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Beyond Good And Evil

Parlons donc un peu du gameplay. Cole a d'immenses pouvoirs : l'électricité est à sa botte. Grindant sur les câbles électriques à grande vitesse, balançant éclairs, grenades, roquettes, ondes de choc et attaques surpuissantes dites "ioniques", tenant fermement son amplificateur (une sorte de gros diapason servant à canaliser ses pouvoirs quand il combat au corps à corps), le jeune homme est armé jusqu'aux dents. Mais ce n'est pas tout : Cole est aussi un véritable Spiderman dans son genre. Sautant sans difficulté de toits en toits, escaladant n'importe quelle façade, planant grâce à ses pouvoirs (on débloquera même, vers la fin du jeu, la Courroie Eclair, permettant de lancer une sorte de grappin pour atteindre très rapidement des endroits éloignés), se déplacer dans la ville est aussi facile que jouissif. Seules points faibles : Cole devra se recharger en électricité en puisant dans les éléments urbains (feu rouge, lampadaire, voiture et j'en passe) pour éviter de "tomber en panne" en plein combat, et l'eau à éviter à tout prix. Les combat, parlons-en : que les bourrins se calment, Cole n'est pas le Alex Mercer de Prototype. Plus fin, il faudra souvent prendre de la distance pour frapper de loin plutôt que de foncer tête baissée dans la mêlée au risque de mourir bêtement. Car, si ses pouvoirs sont très puissants, Cole n'est pas "bullet-proof", donc la prudence sera de mise à de nombreuses reprises. Parlons d'ailleurs un peu de nos ennemis. Il y a en tout trois factions : la Milice, qui contrôle la vieille ville, une armée privée montée par un certain Joseph Bertrand, militant faschiste et chrétien intégriste cherchant à réduire à néant tous les Porteurs (il surnomme Cole "le Démon d'Empire City"), les monstres des marais, provenant (comme leur nom l'indique) du fameux bayou et que nous croiseront à de maintes reprises dans les rues, et enfin les monstres des glaces, porteurs artificiels contrôlant toute la partie Nord de la ville (Flood Town et Gas Works) qui contrôlent la glace. Au fur et à mesure de l'aventure, nous découvriront bien évidemment que ces trois factions sont très liées les unes aux autres, et il faudra bien évidemment réduire tout ce merdier d'ennemi, du petit troufion de la Milice jusqu'aux puissants Titan de glace en passant par les Ravageurs des marais, au silence le plus profond, sans oublier de renforcer ses propres pouvoirs pour se tenir prêt face à la Bête, qui approche à grands pas, réduisant en cendres toutes les villes qu'elle croise. Mais Cole n'est pas seul dans ce bas-monde : bien évidemment son vieil ami Zeke, aussi humain soit-il, lui sera d'une aide précieuse, mais aussi l'agent Kuo, la gentille fille qui tente de répandre le bien autour d'elle, ainsi que Nix, une Porteuse que Cole rencontrera, fille des marais meurtrie et guidée par la rage et la vengeance, mais aussi Laroche, le chef des rebelles, et bien d'autres.

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Vient ici un point très importants du jeu : Cole a des pouvoirs, mais cela ne fait pas de lui un héros. En effet, vous pourrez aussi bien devenir le Sauveur de New Marais, comme être son pire cauchemar. Et c'est là la grande originalité d'InFamous, qui a un impact direct sur le héros et sur la ville elle-même. Choisissez le Bon Côté de la Force et vos éclairs seront bleus, vous serez bien propre sur vous, affublé d'un t-shirt blanc, et les gens vous prendront en photo dans la rue en vous acclamant. Choisissez la Voie du Diable et vos éclairs seront rouge sang, votre peau pâle et fendue de veines noires, votre t-shirt noire et troué, et les gens vous insulteront, voire vous jèteront des pierres (si si, pour de vrai !). En gentil héros, vos pouvoirs seront plus précis, ne feront presque pas de mal aux civils, vous protègeront ou vous permettront de vous recharger plus facilement, alors qu'en meurtrier de masse, vous deviendrez une machine de guerre surpuissante causant de grands dégâts aussi bien chez vos ennemis que dans la population. Pour choisir un camp ou l'autre, c'est très simple : au cours de vos missions, certains choix se poseront à vous, aux conséquences parfois très importantes. Dois-je libérer des policiers pour qu'ils viennent m'aider à assaillir une place forte ennemie, ou bien lancé sur cette base un tramway rempli d'explosifs au risque de tuer des innocents ? Choisissez des missions secondaires (les missions secondaires permettent de prendre le contrôle de territoires dans lesquels l'ennemi n'entrera pas) en coopération avec Kuo pour faire le Bien, choisissez Nix pour tout détruire. Mais vous pouvez faire des choix simplement en vous baladant : un artiste de rue ? Liquidez-le pour montrer qui est le patron ici. Une patrouille de police ? Eliminez ces pauvres gusses en uniformes, vous n'avez pas besoin d'eux. Une personne agressée ? Sauvez-la. Une bombe en pleine rue ? Désamorcez-la. Les actions sont fréquentes et nombreuses et influencent directement votre karma, et donc vos pouvoirs. Libre à vous donc d'être le Messie ou bien le Rejeton du Diable, tout est possible ! Les choix sont possibles même dans l'ultime mission (et cette même mission reste, d'un côté comme de l'autre, ultra-jouissive).

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Powers Don't Kill, People Do

Techniquement, le jeu n'a pas à jalouser quiconque. Si, parfois, certaines textures peuvent manquer un chouilla de finesse, parfois un chouilla d'aliasing, n'oublions pas qu'il s'agit-là d'un jeu à environnement ouvert, et que même l'orgasmique Red Dead Redemption n'était pas exempt de défauts. Mais la ville de New Marais est tout simplement merveilleuse (surtout la vieille ville), des marais au quartier industriel en passant par Flood Town, le bidonville encore inondé, fourmillant de détails. De plus, les personnages sont attachants et bien foutus (Cole a vraiment la classe), les effets visuels des attaques électriques sont très réussis (quel bonheur de voir une tornade magnétique sortir de nos mimines pour tout ravager !), bref, rien à dire sur les graphismes. Côté son, on a droit à une excellente bande musicale, bien que parfois trop discrète ! Et enfin, la jouabilité est au top, avec un personnage, malgré ses nombreux pouvoirs, facile à prendre en main et très agréable à faire évoluer dans cet environnement urbain qui lui sert de terrain de jeu. En bref, la réalisation du soft est aussi bonne que le reste !

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Finally ?

Finally, on tient là un bijou pur. Un gameplay accrocheur, une réalisation géniale, un univers soigné et des personnages attachants, et bien sûr la possibilité d'être le défenseur des opprimés ou la plus grande monstruosité de l'histoire humaine, InFamous 2 réussit là où d'autres sont tombés comme des cacas dans la mer (Crackdown 1 et 2, pour ne citer qu'eux). Et en plus, bande de veinards, InFamous premier du nom est disponible gratuitement sur le PSN si vous êtes inscrit depuis le pré-piratage (donc avant Avril), qu'il est préférable de terminer avant d'attaquer son petit frère (pour le scénario et la maîtrise). Donc si vous avez un peu de sous de côté, n'hésitez plus, et partez à l'aventure dans la peau de Cole, l'Homme Lumière !

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Trailer qui déboite

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