[PS3] God Of War III

La mythologie grecque, source inépuisable de légendes, de monstres et de héros, a très souvent inspiré les créateurs. Cinéma, jeux vidéos, on la retrouve sur la plupart des supports. Et si le récent film « le Choc des Titans » est bien loin de mériter sa place dans le panthéon des adaptations, nous tenons ici une perle. Bien loin d’être nacrée, cette perle répondant au doux nom de God of War III vire plutôt sur le rouge sang. Beat’em all emblématique, la série God of War a toujours su botter le cul de tout ceux qui se lançaient dans ce type de jeu. S’il ne s’agit absolument pas de l’adaptation d’un mythe, GOW III s’inspire de l’ensemble du bestiaire et des légendes grecques et les remanie à la sauce « tripailles en folie », spécialité du Chef. Et si, à l’accoutumée, la mythologie grecque a pour base la fatalité et le fait que l’humanité ne puisse rien faire contre les jeux des dieux, encore une fois, God of War a décidé de poser les couilles sur la table: les Tout-Puissants vont s’en prendre plein la gueule, et ça leur apprendra à jouer avec la vie des hommes (non mais!).

Alors à toi, le jeune boutonneux qui se fait extorquer de l’argent par les caïds du lycée et qui voudrait leur mettre une belle branlée tout en sachant qu’un éventuel conflit ouvert se résoudra indubitablement par ta mort dans d’atroces souffrances, à toi le jeune cadre dynamique qui en a plein le cul de ce connard de patron qui te demande de servir le café malgré ton doctorat en éco et ton master en japonais, en russe et en allemand, à toi le jeune qui rêve de batailles épiques et de gloire obtenue dans le sang des faibles, à toi la mère de famille qui craque devant ton abruti de fils emo qui te dit « la mèche c’est trop cake/ top paillette » alors que ça lui donne un air de pédale bas de gamme, à toi qui en a marre de te faire insulter par des bandes de racailles qui ne viennent te faire chier que parce qu’ils sont quinze et que tu donnerais ton âme pour débouler dans leur quartier pourri pour leur mettre la branlée du millénaire, et enfin à toi, le simple fan de violence gratuite qui collectionne les films de Rob Zombie, les prochaines lignes risquent bel et bien de te pousser à débourser la modique somme de 70€ très bientôt… God of War III, mythe ou réalité? (oui, j’ai pas trouvé mieux comme conclusion, mais je vous assure que je fais des efforts!)

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And Even A God Shall Bow Down Before Me

Pour planter le décor, je me dois de vous narrer la sombre histoire de Kratos, protagoniste du jeu, et ce en remontant dès le premier épisode de la trilogie. Kratos, grand gaillard et soldat spartiate de renom, se trouva en grande difficulté dans une bataille opposant ses troupes à des barbares venus de l'Est. Implorant Arès, Dieu de la Guerre, de lui donner la victoire, ce dernier accepta, et ficha les Lames du Chaos dans les avant-bras de Kratos qui, armé ainsi, réduisit les barbares à néant. Mais cette victoire eut un prix: son âme était la propriété d'Arès. S'ensuivit quantité de victoires au nom du dieu, jusqu'au jour où Kratos mena l'assaut sur un petit village érigé en l'honneur d'Athéna. Malgré les avertissements de l'oracle, il entra dans le temple et massacra toutes les personnes présentes, avant de se rendre compte, bougre de con, qu'il avait également déchiqueté sa femme et sa fille. Ceci n'était autre que le jeu perfide d'Arès, qui souhaitait un Kratos sans attache, qui ne vivrait que pour combattre. Au passage, il fut maudit par l'oracle, et c'est ainsi que les cendres de sa famille furent a jamais collés à sa peau. Implorant le pardon des dieux et leur demandant qu'ils effacent ses souvenirs, il doit se mettre à leur service. Après moutles péripéties dont le détail n'est pas utile, Kratos parvint finalement à tuer Arès sur ordre d'Athéna (il assiégeait Athènes): celle-ci lui accorde le pardon, mais ne lui hôte pas ses vieux fantômes. Kratos tente donc de se suicider, mais il est rappelé à l'ordre par les dieux pour remplacer Arès, devenant le premier mortel élevé au rang divin. En possession de ce trône, il portera l'armée Spartiate à la conquête du monde, malgré les avertissements des autres dieux. C'est ainsi que Zeus va intervenir, lui reprendre ses pouvoirs et le tuer. Mais Kratos voit en songe le titan Gaïa, qui lui propose l'aide de ses confrères gigantesques. Kratos sort donc des Enfers (oui, je vous l'avais dit, il est super balèze), et se démerde pour aller botter le cul de Zeus et ainsi récupérer ses pouvoirs (en vérité, c'est plus complexe, mais je zappe les détails). Seulement, cette cruche d'Athéna intervient et se fait tuer à la place de son barbu père, puis fait une révélation à Kratos: le Roi des dieux n'est autre que le paternel de notre Spartiate en colère. Fou de rage, ce dernier remonte le temps et ramène les titans à son époque. C'est ainsi que commence God Of War III: sur le dos de Gaïa escaladant le Mont Olympe…

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Kill A God? I Do This All The Time!

Mais alors, une fois manette en main, ça donne quoi? C'est sans surprise que je vous annonce que c'est une véritable boucherie. Minotaures, gorgones, soldats morts, statues animées, cerbères, cyclopes et dieux chercheront à renvoyer Kratos une énième fois en Enfer. Mais c'est sans compter sur ce dernier, brutal au possible, sanguinaire comme il est peu imaginable et armé jusqu'au dents: doubles lames, griffes, arc, gants de frappe et fléau en sont les principales. On se retrouve donc avec toute l'Olympe au cul, et Dieu merci, Kratos n'est pas du genre à s'enfuir. Sortant ses couilles tout au long de son périple, on prendra un mal(sa)in plaisir à massacrer les hordes divines qui nous assaillissent. En vérité, le soft a réussi à élever le meurtre au rang d'art tant Kratos se montre ingénieux, original et cruel dans ses innombrables manières de tuer. Quelques énigmes viendront vous picoter les méninges de temps à autre, mais le combat reste l'aspect central du jeu.

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Pay Attention To The Sky, 'Cause It's The Last Time You'll See It (Tribute to Cassandra)

Et sinon, techniquement, ça donne quoi? Et bien, cela ira très vite: graphismes somptueux, musiques envoûtantes, gameplay accrocheur et maniabilité excellente. Quel bonheur de constater des arrières plans si fouillés, si détaillés, parfois même en perpétuel mouvement (notamment lors des passages avec les titans). Les musiques se font plutôt discrètes, mais desservent bien l'ambiance du soft: tantôt sombres, tantôt violentes, un vrai régal auditif. Et que dire de la maniabilité? On aura tôt fait de maîtriser la plupart des coups et de prendre un pied d'Enfer à massacrer les vilains de moultes façons. Seul petit point noir au tableau: la durée de vie, qui s'élève en mode facile (Bob pourra vous parler du mode normal) à moins d'une dizaine d'heures, ce qui reste, ne nous voilons pas la face, une moyenne pour les jeux d'une part actuels, d'autre part évoluant dans le genre beat'em all/ défouloir sauvage.

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Finally?

Finally, on en redemande. Des jeux comme ça, on en veut plus, beaucoup plus. Un personnage torturé, brutal et sanguinaire, donc, au final, particulièrement attachant et auquel on s'identifie très bien (comment ça ça ne concerne que moi?!?), un gameplay en béton, des graphismes à couper le souffle (voire plus), et le massacre élevé au rang de discipline artistique, nom d'un chien écrasé, enfin un jeu qui a une sacrée paire de burnes! Et voilà.

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