Manga du mois : Detroit Metal City

« Satan ! Satan ! Je prends toutes les femmes ! Ce sont toutes des truies ! Elles ne méritent que la sodomie ! Trop tard pour te repentir, je suis là pour te punir ! En direct du purgatoire, j’ai été dépêché pour te saigner ! A genoux pour recevoir ton châtiment ! » nous chante le pauvre Sôichi Negishi qui rêve de chanter de la pop suédoise et dont le nom de scène est Johannes Krauser II dans groupe Detroit Metal City ; je ne pense pas qu’il soit utile de préciser qu’il s’agit d’un groupe de Heavy Death Metal.

Ca commence fort comme introduction pour le premier billet de ma chronique manga du mois, je sais mais c’est dans le style de ce manga dont je vous recommande grandement la lecture ! C’était pour moi la surprise manga de 2008 et depuis, j’accroche toujours autant à chaque nouveau volume. Sinon, a contrario du groupe du mois de Mister Krieg, vous avez bien compris qu’il n’y aura pas de date précise pour la publication du manga du mois et que ça sera selon mon bon vouloir.

 
Fiche technique
 
DMC V1
 
Titre français : Detroit Metal City
Titre Japonais : Detroit Metal City
Titre Japonais : デトロイト・メタル・シティ
Dessinateur : Kiminori Wakasugi
Scénariste : Kiminori Wakasugi
Catégorie : Seinen
Volumes sortis en France : 6 (en cours)
Editeur France : 12bis
Prix de vente : 6.50€
Volumes sortis au Japon : 8 (en cours)
Editeur Japon : Hakusensha
Genre : Musique, Comédie
 
Synopsis
 
Source : Wikipédia

Soichi Negishi est un jeune homme timide et doux qui rêve d'une carrière de musicien de pop suedoise. Or, ses rêves ne se réalisent pas comme il le faudrait, de sorte qu'il a fini par devenir le chanteur principal et guitariste d'un groupe de Death Metal appelé "Detroit Metal City". En costume de scène, il est Johannes Krauser II. La rumeur dit qu'il est un démon du terrorisme de l'enfer, qu'il a tué et violé ses parents, et qu'il exerce son pénis géant de la mort (Death Penis) sans retenues (il est accusé de nombreux viols), il sait aussi dire le mot "rape" (viol) dix fois en une seconde. Negishi méprise DMC et tout ce qu'il représente, mais il ne peut s'en détacher car avec lui, il connait la gloire, contrairement quand il essaie de démontrer son talent pour la pop.

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Mon avis
 
Comme j'ai eu raison de me laisser tenter par cette série vendue sous cellophane (vous comprenez pourquoi…) dont je ne savais absolument rien à l'époque. Je trouvais la couverture classe et les trois seules lignes de description qui étaient "Comment j'ai fait pour me retrouver là ? A quel moment ai-je commis une erreur ? C'est pas dans ce genre de groupe que je voulais jouer !!" ont suffit à me convaincre de l'acheter. Ma première impression était très négative lorsque j'ai feuilleté le manga et je m'étais dit : c'est quoi ces dessins tout naze ?! Heureusement, je ne me suis pas arrêté à ça et je me suis laissé aussitôt entraîner dans l'univers délirant, déjanté et ô combien rafraîchissant de ce manga. Et 6 volumes plus tard, je dois avouer que le style graphiquement colle plutôt bien avec l'oeuvre finalement !
 
Sans hésiter, je pense que je n'avais pas ri autant devant un manga que depuis GTO et One Piece. Comme vu l'année dernière, ce manga a d'ailleurs été élu meilleur Seinen lors des Japan Expo Awards. C'est tout simplement du très lourd. Bizarrement, même si DMC commence petit à petit à se faire un nom en France, je suis un peu étonné du peu de personnes connaissant ce titre ; peut-être est-ce dû au fait que 12bis soit un petit éditeur… Les dialogues étant très libérés (c'est le moins qu'on puisse dire), j'imagine qu'ils se sont heurtés à de nombreuses difficultés pour sortir un titre comme celui-ci ; espérons pour eux que la série ait le succès qu'elle mérite.
 
L'humour de ce manga est basé sur le décalage des deux univers auxquels est confronté le héro, Sôichi Negishi. L'opposition entre le côté complètement guimauve et niais du milieu dans lequel il espère un jour percer (et dans lequel, il est vraiment nul) et le côté complètement trash et sans retenue dans lequel il excelle apporte bon nombre de gags très réussis. Les deux univers comportent chacun leur lot de personnages. D'un côté, nous avons donc des gens gentils et mignons qui n'imaginent pas une seule seconde que Negishi est en fait Krauser II, le roi du Death Metal ; et de l'autre, nous avons toute une ribambelle de personnages tous plus déjantés les uns que les autres. Le personnage de "La Boss" est tout simplement parfait et ses répliques toutes en finesse ne pourront pas vous laisser indifférents : "J'ai mouillé grave ! Mes cuisses, c'étaient les chutes du Niagara ! C'était mortel ! Fuc !!".
 
Malgré l'extrême grossièreté de certains textes présents dans ce manga, l'écriture est justement très soignée : les mots sont bien choisis et tout est fait pour rendre les situations plus amusantes. Le petit "dictionnaire DMC" présent entre chaque chapitre est d'ailleurs très amusant. Opposez les paroles suivantes à celles de l'introduction (et encore, il y a bien pire) et vous comprendrez jusqu'où va l'opposition des deux univers auxquels est confronté Negishi : "J'ai eu ton message sur mon répondeur, allons à la mer ! Avec nos polos à rayure assortis, on va bien s'amuser ! Tu me laisses t'embrasser… Et tes lèvres ont le goût de la framboise… C'est à cause du gâteau que j'ai mangé à midi !"
 
Ayant visionné récemment l'anime, j'ai été également agréablement surpris par la musique qui semblait tout à fait réussie pour le noob que je suis dans ce domaine (Mister Krieg les ayant également vu, il pourra peut-être confirmer…). Il m'avait semblé que ça allait super vite l'histoire de l'anime mais en fait, en 12 épisodes, l'anime n'a parcouru que les deux premiers tomes de la série : il y a donc encore de quoi faire pour notre plus grand bonheur. L'anime étant tout aussi réussie que le manga, espérons qu'une édition dvd ne tarde pas trop à sortir en France !
 
Bref, c'était une très bonne surprise de 2008. Ce manga est une pure merveille de détente ; laissez-vous tenter, lisez-le et prenez votre pied devant l'humour ravageur de Detroit Metal City.
 
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Du même auteur
 
En fait, ça va être rapide : mise à part une série qui n'a pas rencontré le succès (Amaresu Ken-chan), c'est son seul manga. Detroit Metal City est maintenant classé dans le top des ventes Japonais, on peut donc espérer qu'il bénéficie du même sort en France.
 
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