Local Heroes @ Zenith Omega

Comme vous l’avez sûrement vu dans l’interview d’Oil Carter réalisée par votre fuckin’ serviteur, la soirée Local Heroes de ce 14 Mai venait à point nommée pour faire la fête comme il se doit pour la sortie de l’album « As Loud As You Can » d’Oil Carter.

Cela faisait un paquet de temps qu'on attendait une soirée pareille. Personnellement, ça faisait six longs mois que je n'avais pas eu le bonheur d'aller voir un concert. C'est donc avec le coeur plein d'espoir et les valseuses en ébullition que je me suis rendu, avec l'ami Manoux, à ce concert qui s'annonçait comme le plus gros bordel de l'année. Après avoir vu, l'après-midi, la session acoustique d'Oil Carter à Virgin Megastore (et pris une grosse claque au passage), je m'en bouffais les viscères à l'idée de recevoir une bonne correction musicale, cette fois-ci avec de la distorsion et un volume honteusement élevé. Chers lecteurs, ça vous botte, une petite visite guidée en Enfer ? Alors suivez le guide, et comme dirait la Porte des Enfers dans l'oeuvre de Dante, la Divine Comédie : "vous qui entrez, abandonnez toute espérance".

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© Stagesniper

The Martins

Et ce sont The Martins qui ouvrent les hostilités. Je suis malheureusement arrivé vers la fin du set, occupé que j'étais à parler avec Barbu au stand Oil Carter, faire planquer mon album dans les t-shirts pour filles histoire qu'il ne parte pas dans les mains d'un autre et reluquer un peu les demoiselles qui entraient dans la salle (nom de Dieu y avait du foin ! Belette était ravie !!). Résultat des courses, je vais parler d'eux assez brièvement : si ce n'est pas un groupe de metal, ils avaient néanmoins mérité leur place à ce concert. Des morceaux nerveux, des rythmiques rapides et pleines d'énergie, des textes qui sentent la fesse à cent bornes, et un chanteur qui joue tellement la rockstar qu'on rentre dans son délire à fond les ballons ! Si j'étais un peu méfiant à la base, j'étais finalement réconforté par le peu que j'ai vu de leur show, vu l'énergie qu'ils avaient ! Mais bientôt la salle allait se transformer en véritable jungle à l'approche du groupe suivant, venu du Grand Nord (oui bon, de Lyon… mais c'est déjà vach'ment au Nord quand même !) pour nous donner une bonne leçon de musique

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© Stagesniper © Stagesniper © Mathieu Puigserver

God Damn

Alors que j'étais à l'extérieur en train de fumer, j'entendis soudainement le genre de son gras et huileux qui sait parfaitement ravir mes esgourdes : je ne parle pas d'un pet, mais bel et bien d'une grosse rythmique baveuse. Ni une ni deux, je rentre, et c'est avec autant d'effroi que d'excitation que j'ai découvert la tribu des cheveux sales en train de bourriner depuis la scène. God Damn, c'est avant tout une affaire de testicules. Le combo Lyonnais, que j'avais raté lors de leur dernier passage et que j'écoute depuis un certain temps sur Deezer en trépignant d'impatience à l'idée d'une nouvelle date chez nous comme une jeune pucelle chaude de la miche qui sait pertinemment qu'elle va se faire gang-banger par des Hell's Angels, a indubitablement banni le mot "délicatesse" de son vocabulaire. Des rythmiques lourdes à souhaits comme s'il en pleuvait, c'était vraiment les Rois de la Jungle en train d'exhiber leurs parties génitales devant un zoo. Et bon Dieu de merde, ce chanteur ! Du charisme, une incroyable présence sur scène, et surtout (ce qui reste quand même le plus important) une voix à en terroriser les anges et faire s'agenouiller le Diable en personne. Imaginez Leonard Hofstadter de The Big Bang Theory en deux fois plus large, avec des tatouages et des cheveux longs, rivalisant de puissance et de qualité vocale avec le célèbre Phil Anselmo, chauffant la salle comme personne, sautant partout comme un singe. Vous avez le tableau en tête ? On a même eu droit à un petit Braveheart et à l'intervention de ce bon vieux Kriss, qui vint beugler un coup pour ensuite se jeter comme une enclûme sur un public qui parvint tant bin que mal à retenir sa chute. Du bon gros Stoner comme on aime et qu'on ne voit que trop rarement, voilà de quoi bien résumer God Damn. On peut dire que les primates ont su faire battre les tambours de guerre et exciter la foule, j'en ai encore la rate vrillée et l'énormissime "Landing For My Pride" qui me bourdonnent dans le crâne comme un hymne primal à la débauche. Dur dur de passer après pareille prestation, vu la puissance et la qualité de la troupe de Tarzan. Mais si King Kong et ses sbires ont causé un bordel de tous les diables à en changer la salle en vraie réserve simiesque, la guerre était bien loin d'être terminée, et ce pour notre plus grand bonheur…

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© Stagesniper

Oil Carter

Après le brûlant passage de la bande d'australopithécus brutalis, c'est la silhouette des Quatre Cavaliers de l'Apocalypse qui se dessinait dans la fumée de l'horizon. Et la scène leur manquait autant qu'à nous, ça se voyait ! Défiant une énième fois nos limites auditives, Oil Carter aura vaillamment défendu son steak, une belle galette de 12 titres de pur gros son couillu comme on l'aime. Après le thème de Jack Slater (Last Action Hero), ils nous gratifient de The Punisher, une de leurs nouvelles chansons. Et que dire du reste ? Je bénie encore les dieux que cette soirée ait eu lieu. Tony, la nouvelle recrue ayant remplacé Cédric à la guitare solo, vieux roublard de la six cordes, Maître Jedi et chasseur de primes Texan à ses heures perdues, n'avait définitivement rien à prouver à qui que ce soit. Cette force tranquille se tenait là, proche de ses compagnons en furie, comme s'ils avaient joué ensemble depuis toujours. Oil Carter sait définitivement comment faire vibrer les foules ! Si je ne vais pas m'éparpiller sur tout le (long) set auquel nous avons eu droit (cela reviendrait à répéter "Oil Carter c'est le Messie du Rock n'Roll", et les cinquante autres chroniques que j'ai écrite à leur sujet sont là pour confirmer qu'il ne faut pas les prendre à la légère), je vais tout de même insister sur Volcanic Girl, car une petite surprise visuelle (dont j'aimerais bien connaître l'identité) est venue accompagner le groupe. Nous avons enfin trouver un moyen d'éclipser le charisme de Kriss, que j'aime surnommer "Attila Roi des Huns" (il suffit de le voir pour comprendre que là où il pisse, l'herbe ne repousse pas) : un cul d'Enfer ! Mais si Oil Carter frappe déjà très fort en solo, ce n'est encore rien comparé à l'explosion nucléaire à laquelle nous avons assisté pendant le set : ajoutez au combo Seb de P-Troll à la guitare, Renat (chanteur de God Damn, le fameux Roi des Singes mentionné plus haut) et un certain Gab à l'harmonica, et vous vous retrouvez avec une reprise de la chanson "Electric Worry" de Clutch à s'en frapper le renard contre du verre pilé. J'ai vu un paquet de concert, surtout ceux d'Oil Carter (les lecteurs fidèles le savent bien), mais rarement j'ai assisté à pareille prestation ! Encore bravo à eux pour leur prestation, mais aussi pour leur album, qui vaut vraiment le détour !

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© Stagesniper

Fucking Conclusion

En fucking conclusion, on peut remercier les dieux de nous avoir offert un concert aussi monstrueux. Un grand bravo et un grand merci à l'Association Tandem, à l'organisation du Zénith, à The Martins, à God Damn et à Oil Carter pour leurs incroyables prestations, vivement la prochaine !

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© Seb de P-Troll

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