10 mangas de légende : 3 – Berserk

Les trois premiers de ce classement étaient très difficiles à départager. Autant si Dragon Ball et One Piece ont de nombreux points communs, on ne peut pas en dire autant avec Berserk qui est incomparable avec ces deux autres titres.

Berserk, l’oeuvre magistrale de Kentaro Miura, trouve donc sa place à la troisième place de mon top 10 mangas. Il y a encore un an et demi, ce titre aurait largement terminé premier de ce top mais depuis, comme vous pourrez le lire dans la suite de ce billet, j’ai certains reproches à faire à ce titre (pas d’inquiétude hein, étant donné sa place dans mon classement, ce manga est génial). Dans mon coeur, il est toujours premier (sur mon avant-bras aussi vous me direz…) et peut-être remontera-t-il dans le classement prochainement ?

Après cette fiche, il ne me restera plus qu’à départager One Piece et Dragon Ball pour enfin terminer ce top manga commencé il y a maintenant quelques mois. Dans 10 jours, vous connaîtrez le résultat final (qui n’intéresse pas grand monde, certes) !

 
Fiche technique
 
GTO V1
 
Titre français : Berserk
Titre Japonais : Berserk
Titre Japonais : ベルセルク
Dessinateur : Kentaro Miura
Scénariste : Kentaro Miura
Catégorie : Seinen
Volumes sortis en France : 32 (en cours)
Editeur France : Glénat
Prix de vente : 6.80€
Volumes sortis au Japon : 34 (en cours)
Editeur Japon : Hakusensha
Genre : Fantastique, Action
 
Synopsis
 
Source : Glénat

Guts, le guerrier noir, promène son imposante silhouette de routes en villages. Sur son passage, les cadavres s'amoncellent et il laisse derrière lui des torrents de sang. Le corps vêtu de noir, il porte sur son dos une épée aussi haute qu'un homme. Sur son cou, une marque mystérieuse le condamne à être poursuivi jour et nuit par des démons. Puck, l'elfe facétieux, croise un jour le chemin de cette machine à tuer. Quelles horreurs a-t-il pu connaître pour être animé d'une telle soif de vengeance ? Alors que le monde sombre inextricablement dans le chaos, Guts règle ses comptes avec les forces démoniaques qui resserrent leur emprise sur la destinée des hommes. Une époque s'achève…

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Mon avis
 
"Tel est niqué qui croyait niquer !". Il s'agit de la première phrase prononcée par Guts, le héros de Berserk. Oui, dès la très courte première scène (4 pages), vous serez directement plongé dans l'ambiance : du sexe, de la violence et des belles paroles. Devant une telle description, je vois déjà certaines personnes être tentées de passer leur chemin mais ce serait une grosse erreur. Même si l'introduction annonce la couleur, Berserk est une série bien plus riche que ces premières pages nous laisseraient imaginer.
 
Pour moi, cette introduction a pour but d'avertir le lecteur : dans Beruseruku (oui, il fallait bien que je place la prononciation Japonaise du titre), on n'y va pas par quatre chemins, le sexe et la violence sont omniprésents. Ce n'est pas pour autant qu'on y verra des organes génitaux en gros plans : les scènes de sexe sont bien présentes, mais l'auteur joue sur les effets et les angles de vue pour ne pas avoir à les montrer précisément. Ces scènes ne sont pas non plus gratuites et elles ont toujours une raison d'être. Certes, la scène avec Casca pendant l'éclipse dans le volume 13 peut faire polémique mais à mes yeux, elle trouve toute sa justification pour la suite de l'histoire  même si la durée de cette scène est sûrement discutable (plus de 2 chapitres)…
 
L'autre composante majeure de Berserk est sans conteste la violence. Si vous êtes réfractaire à la moindre vision de sang, passez votre chemin : même si l'histoire est captivante, elle est menée grâce aux très nombreuses scènes de combats. Sans cette violence, Berserk ne pourrait clairement pas être aussi envoûtant. Alors oui, il y a de l'hémoglobine, des os broyés, des membres arrachés et des viscères éparpillées toutes les deux pages mais putain, quel pied on prend… Voir Guts se démener et livrer tous ces combats nous procure un plaisir inimaginable.
 
Voilà, je viens de décrire les deux composantes majeures de ce manga. Mais s'il n'y avait que ça, cette série ne pourrait être culte comme elle l'est actuellement. Toutes ces ébauches de violences et de sexes servent à mettre en valeur le récit principal ainsi qu'à mettre en scène de cette tragédie qui oppose Guts et Griffith. Il n'y a pas vraiment de morale à tirer de ce récit et contrairement à beaucoup d'autres titres, l'auteur ne cherche ni à justifier les actes de ses personnages ni à moraliser le lecteur (tout du moins dans les 2 premiers tiers de l'oeuvre).
 
Commencé en 1989, Berserk vient de fêter cette année sa vingtième année de publication. Avec seulement 34 volumes sortis au Japon en vingt ans, ce n'est clairement pas le manga le plus productif. Un telle amplitude dans les dates expliquera facilement l'incroyable évolution graphique au cours des différents volumes de ce manga : les premiers volumes, sans être mal dessinés, sont à des années lumières du travail remarquable et époustouflant de Miura dans ses derniers chapitres… C'est un véritable régal visuel. Le plus impressionant vient de la violence du dessin de Kentaro Miura : dans les scènes où Guts devient un berserker, la force et la puissance des traits fait ressortir son côté bestial d'une façon impressionnante. Pour moi, il s'agit clairement d'un des mangas les plus réussis visuellement (aux côtés de Bastard!!, Gunnm Last Order et Zetman).
 
Une adaptation animée assez décevante en 26 épisodes a déjà vu le jour, j'en parle d'ailleurs plus en détail ici. Depuis quelques mois, certains colportent la rumeur d'une nouvelle adaptation et on a même pu appercevoir quelques captures d'écrans : si cette rumeur est fondée, espérons que cette version soit plus réussie que la première !
 
Si ce manga est si parfait, pourquoi n'est-il pas classé premier de mon top comme vous pouviez vous y attendre ? La raison est simple : les cinq derniers volumes ne m'ont pas transportés comme les précédents l'avaient fait. Je pense que la nouvelle "bande" de Guts y est pour beaucoup et je ne suis pas fan de la tournure de certains évènements scénaristiques. Pour vous rassurer, les deux derniers volumes (et en particulier la scène "desperate attack") remontent largement le niveau et Berserk reprend du poil de la bête. Je reste très confiant pour la suite et je pense que Miura nous a concocté une fin à la hauteur de cette série magistrale.
 
Comment ne pas être transporté par le plus grand manga d'héroic fantasy de tous les temps ? Puissant, enivrant et jouissif, vous n'avez pas le droit de faire l'impasse sur  ce manga : vous devez vous plonger dans sa lecture dès que vous en aurez l'occasion.
 
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Du même auteur
 
Je ne me suis pas encore penché sur les trois one-shot qu'a dessiné Kentaro Miura : Oh-roh, Oh-roh-Den et JAPAN. A noter que ces trois mangas ont été dessinés en collaboration avec le scénariste Buronson (Hokuto No Ken). En attendant de me les procurer, je retourne admirer mes fabuleuses statuettes art of war
 
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