Le Panthéon du cinéma : 8 – The Green Mile

Le film classé en huitième position de ce Panthéon du cinéma impose un changement diamétral de style et l’emploi d’une grille de lecture quelque peu différente de celle usée précédemment. Ceci se veut moins la résultante de la gravité sous-jacente de la thématique abordée, que du fait que nous ne sommes plus ici en présence d’un scénario original, mais d’une magistrale adaptation d’une nouvelle de Stephen King (que l’on ne présente plus). The Green Mile se veut ainsi, sous couvert d’une pincée de fantastique caractérisant les œuvres de cet auteur, un drame d’une rare justesse servi par des prestations artistiques hors-normes. Attention, chef-d’œuvre…

 
Fiche technique
 
The Green Mile
  Titre Original : The Green Mile
Titre Français : La Ligne Verte
Genre : Fantastique / Drame
Réalisateur : Frank Darabont
Producteurs : Frank Darabont et David Valdes
Acteurs : Tom Hanks, Michael Clarke Duncan, David Morse, James Cromwell…
Scénariste : Stephen King et Frank Darabont

Musique : Thomas Newman
Distributeur : Warner Bros.
Sortie US : 10 décembre 1999
Sortie Fr : 01 mars 2000
Durée : 188mn
Budget : 60M$
Box-office mondial : 286,8M$
Evaluation Globale : 83,56%

 
Synopsis
 
Source : Wikipedia

En 1932, Paul Edgecomb est gardien-chef au bloc E, celui des condamnés à la chaise électrique, du pénitencier de Cold Mountain en Louisiane. Un jour, un nouveau détenu arrive. Il s'agit de John Caffey, un colosse, condamné pour le viol et le meurtre de deux fillettes, sœurs jumelles. Cependant, ces faits offrent un contraste très troublant avec la douceur et la gentillesse de John qui, semble-t-il, paraît doté de pouvoirs surnaturels. De leur côté, à part le jeune et cynique Percy Wetmore, toujours prêt à satisfaire ses instincts sadiques, Edgecomb et son équipe doutent que John soit coupable…

 
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L'analyse
 
Disons le tout de go, les livres de Stephen King sont à ma bibliothèque ce que La Joconde et la Vénus de Milo sont au musée du Louvre, les joyaux de la collection. Les uns après les autres, les écrits de cet auteur se sont succédés sur ma table de chevet, accompagnant par là même les soirées de mon adolescence en stimulant un imaginaire déjà débordant et en réveillant quelquefois certaines peurs primales. Si les romans de Stephen King ne m’ont occasionné de déceptions qu’en de très rares occasions, il n’en va cependant pas de même de leurs diverses adaptations à destination du grand écran ou de la petite lucarne. Certes, quelques-unes ont su tirer leur épingle du jeu, parfois même avec une certaine maestria (The Shining, The Shawshank Redemption, Carrie, Misery). Toutefois, il n’en demeure pas moins que la plupart ont donné lieu à des résultats des plus fades (1408, Dreamcatcher, Secret Window, Needful Things, It, Silver Bullet…) voire complètement ratés (Storm of the Century, Children of the Corn, The Langoliers, The Tommyknockers…). Pourtant, quand bien même serions-nous en présence d’un produit final de (très) bonne facture, un seul et unique film parmi la pléthore d’adaptations de la très dense bibliographie de Stephen King a su raviver chez moi les sensations provoquées à la lecture du livre. Une seule production a su retranscrire à la perfection les évènements relatés dans les pages du roman, sans jamais en altérer qualitativement le contenu. Finalement, chose rare s’il en est, un unique film a su non seulement se hisser au niveau de la nouvelle dont il se veut l’adaptation, mais qui plus est le dépasser sur le plan émotionnel. Ici pourrait s’achever cette analyse, faisant magistralement entrer The Green Mile dans le club très fermé des œuvres cinématographiques surpassant l’écrit dont elles sont tirées. Mais, comme je sais que vous attendez davantage de cette chronique que de vagues argumentaires empreints d’une certaine dose de subjectivité, je m’en vais de ce pas vous accompagner le long de la ligne verte à la découverte d’une véritable merveille du septième art.

La première chose frappante lorsque l’on visionne The Green Mile tient sans aucun doute au casting. Rares sont les films qui semblent spécifiquement écrits pour les acteurs choisis pour en interpréter les protagonistes, de telle sorte que l’on ne puisse, a posteriori, ne serait-ce qu’imaginer que le film ait pu connaître une distribution alternative. Plus rares encore sont les adaptations pour lesquelles le casting correspond parfaitement à l’image que le lecteur s’était faite des personnages en parcourant une à une les pages du roman. En l’espèce, la prouesse est à ce point exceptionnelle que pareil résultat a été obtenu grâce au concours monumental des acteurs choisis pour incarner… les seconds rôles. Certes les têtes d’affiche, emmenées par un Tom Hanks toujours impeccable, livrent des prestations efficaces de sobriété, mais ce sont bien les performances d’acteurs interprétant une pluralité de personnages secondaires hauts-en-couleurs qui confèrent à l’ensemble une saveur toute particulière. Certains d’entre eux, tels Harry Dean Stanton (Alien, New York 1997, Straight Time, The Goodfather part. 2…) ou Michael Jeter (Miller’s Crossing, Patch Adams, Fear and Loathing in Las Vegas, Drop Zone, Waterworld…), n’en sont pas à leur coup d’essai en ce qu’ils sont connus pour avoir écumé les plateaux hollywoodiens de seconds rôles en seconds rôles. D’autres, en revanche, étaient relativement peu connus du grand public avant de figurer à l’affiche de ce film et font, à ce titre, figure de révélations. Doug Hutchison (l’inoubliable Tooms de X-Files) est à placer dans cette catégorie. Sa performance remarquable au moment d’incarner le détestable personnage de Percy Wetmore fut unanimement saluée à la sortie du film jusqu’à compter parmi les nominés dans la catégorie meilleur second rôle masculin à l’occasion des Satellite Awards. Sam Rockwell, quant à lui, prête ses traits à « Wild Bill » Wharton, un autre digne représentant de la galerie de monstres présents dans ce film. Si ce dernier tient davantage du pervers psychopathe, clairement déjanté, et en conflit larvé avec le genre humain, le premier campe un rôle s’avérant au final bien plus dérangeant en ce qu’il cristallise, à travers un individu étonnant de banalité, tout ce que l’être humain peut avoir de sadique et de mauvais en lui. En somme, le script nous offre là deux personnages de nature à provoquer, dans deux registres différents, le dégoût du public à chacune de leurs apparitions à l’écran.

Mais LA réelle révélation de ce film, celui qui de par son jeu a su donner ses lettres de noblesse à cette adaptation, n’est autre que Michael Clarke Duncan pour son interprétation parfaite de John Coffey, prisonnier simple d’esprit et de couleur dans un Etat marqué par une histoire ségrégationniste forte. Cet acteur afro-américain, qui a longtemps enchaîné les petits jobs tels que videur ou bodygard, et dont la carte de visite n’affichait comme seul fait de gloire (sic) qu’un second rôle dans Armageddon un an auparavant, nous surprend par un jeu d’une finesse que l’on ne soupçonnerait pas une demi-seconde émanant d’un acteur au physique si atypique (196cm pour 150kg). Tantôt attendrissant, tantôt étonnant, voire impressionnant, toujours émouvant, il tire clairement son épingle du jeu au milieu, vous l’aurez compris, d’une pléiade d’acteurs plus talentueux les uns que les autres. Si le personnage qu’il incarne à l’écran avait su me captiver dans sa version romancée, la performance de Michael Clarke Duncan a su rendre ce personnage littéralement bouleversant, de nature à nous pénétrer suffisamment pour nous faire passer du rire aux larmes en un clin d’œil.

Oui, les comédiens de The Green Mile rivalisent de virtuosité et, bien que toutes les prestations mériteraient d’être abordées au moyen de  moult détails (j’aurais pu également me fendre d’un laïus sur les apparitions de Gary Sinise ou Patricia Clarkson), je me vois contraint d’aller plus en avant dans ma présentation en évoquant les deux autres points forts de ce film que sont le scenario et la réalisation. Comme vous le savez si vous comptez parmi mes lecteurs les plus fidèles, j’ai coutume de dire que c’est le rôle et le réalisateur qui font la prestation de l’acteur. Je considère, en effet, que lorsque qu’un acteur livre une performance de premier ordre, il le doit certes à un personnage riche et bien écrit, mais avant tout à une mise en scène de nature à lui laisser toute latitude pour exprimer pleinement son talent. Bref, si c’est le réalisateur qui fait briller l’acteur, alors force est de constater que Frank Darabont a su magnifier le genre, chacune de ses incursions dans le septième art étant à créditer de travaux réalisés sur le facteur humain frisant la perfection (The Majestic, The Shawshank Redemption). En l’espèce, la prouesse se doit d’être tout particulièrement soulignée eu égard à la teneur du propos et au contexte particulier dans lequel se déroule le film. Loin de proposer un cadre a priori propice à l’émerveillement, le scenario de The Green Mile est ainsi fait qu’il nous impose, trois heures durant, une relation de promiscuité avec les pensionnaires du bloc E, tous condamnés à mort selon les lois en vigueur dans la Louisiane des années 30. Ce qui marque d’emblée est le rythme alangui imposé par Darabont telle une géniale métaphore de l’atmosphère atrocement pesante régnant le long de la ligne verte. Et comme pour donner davantage de volume à ce style narratif assumé, Frank Darabont met en perspective son histoire au travers de décors austères, de couleurs ternes et de mélodies tristes à en pleurer. Même les effets numériques usités pour mettre en exergue les miracles accomplis par John Coffey étonnent par leur sobriété. Car oui, il est bien question de miracles dans The Green Mile. De la même manière que les rencontres se réalisent toujours quand on s’y attend le moins, l’indéniable force de cette histoire est de faire survenir quelque chose de magique, ce je-ne-sais-quoi d’envoûtant, dans ce décor de désolation où la lie de l’humanité se conjugue avec de pauvres hères aux destinées tragiques et où tout espoir semble s’être évaporé à tout jamais. Un miracle en premier lieu humain, à travers la gestion des détenus par une équipe de geôliers se démultipliant pour dédramatiser le contexte et accompagner les condamnés le plus dignement possible le long de la ligne verte. Puis, un miracle davantage cosmique se matérialisant à travers le personnage même de John Coffey, démontrant que la lumière peut quelquefois surgir des ténèbres les plus profonds. Quel plus beau pied-de-nez à la fatalité que celui qui est ici adressé ? La symbolique, parfois ténue, émaille le film de bout en bout. Il s’avèrera, en effet, difficile d’occulter la sempiternelle lutte entre le Bien et le Mal chère à Stephen King faisant de John Coffey l’incarnation angélique venue rétablir l’équilibre cosmique (d’aucuns nommeraient cela « l’ordre juste »). C’est également à travers pareille symbolique que la question de la peine capitale est ici abordée avec la plus grande précaution.  A ce dessein, la médaille offerte à l’effigie de Saint Christophe (de Lycie) par Melinda Moores (peu après l’intervention de John Coffey à son chevet) revêt importance toute particulière, ce Saint de la chrétienté ayant été exécuté en martyr. Par extension, la tragédie de John Coffey est de connaître pareille destinée tandis que celle de ses bourreaux est de devoir vivre leur vie en ayant conscience d’avoir ôté la vie à un miracle vivant. Là encore, difficile d’occulter un certain parallèle, toutes proportions gardées, entre Paul Edgecomb et un certain Ponce Pilate…

Non, définitivement, le réalisateur n’épargne rien à son public, des scènes les plus émouvantes aux plus légères, en passant par les plus éprouvantes (qui ne se rappelle pas de l’exécution d’Edouard Delacroix ?!). Ce même public, pour peu qu’il sache où regarder, se fait immanquablement et machinalement happer dans cet engrenage macabre, mais malgré tout empreint d’une certaine poésie que l’on assimilerait volontiers à une ode à l’espoir. Mais au final, le véritable exploit accompli par Darabont à travers ce film au background si particulier, au-delà de tout ce qui a été dit auparavant, aura été sa capacité à personnifier sa toile de fond avec un tel brio que l’on jurerait que cette ligne verte, oppressante et omniprésente, est dotée d’une conscience. Après tout, n’en déplaise à Tom Hanks, c’est bien elle, et elle seule, la vedette du film… 

 
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Pour aller plus loin
  • Nominations et Récompenses
Cérémonie Récompenses Nominations
Oscars 2000   Meilleur film
Meilleure adaptation (F. Darabont)
Meilleur second rôle (M.C. Duncan)
Meilleur son
Golden Globes   Meilleur second rôle (M.C. Duncan)
Satellite   Meilleur second rôle (Doug Hutchison)
Saturn Awards
Meilleur film
Meilleur second rôle (M.C. Duncan)
Meilleur second rôle (Patricia Clarkson)
Meilleur réalisateur
Meilleure musique
 

Ndla : Vous remarquerez que le tableau incorpore une catégorie de récompenses qui n’était pas présente lors de la présentation des deux précédents films. Pour ceux qui l’ignoreraient, les Saturn Awards sont les récompenses décernées par la vénérable Academy of Science Fiction, Fantasy and Horror Films consacrant chaque année les films les plus méritants de ce genre cinématographique.

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  • Répliques Cultes

The Green Mile se révèle moins riche en répliques mémorables que les deux films ayant d’ores et déjà fait l’objet d’une chronique dans le cadre de ce Panthéon du cinéma. La raison en revient au fait que ce film se ressent et se vit davantage qu’il ne s’écoute. Néanmoins, il propose un certain nombre de dialogues bien sentis dont je vous livre un florilège, comme à l’accoutumée, en V.O. dans le texte.

Paul Edgecomb: Your name is John Coffey?
John Coffey: Yes sir boss. Like the drink, only not spelled the same.
Paul Edgecomb: Oh, you can spell can you?
John Coffey: Just my name boss. J-O…

John Coffey: Do you leave a light on after bedtime? Because I get a little scared in the dark sometimes. If it's a strange place.

Paul Edgecomb: Men under strain can snap. Hurt themselves. Hurt others. That's why our job is talking, not yelling. You'll do better to think of this place like an intensive care ward in a hospital.
Percy Wetmore: I think of it as a bucket of piss to drown rats in. That's all. Anybody doesn't like it can kiss my ass.

Percy Wetmore: [juste après une execution] Adios, Chief. Drop us a card from hell, let us know if it's hot enough.
Brutus "Brutal" Howell: He's paid what he's owed. He's square with the house again, so keep your goddamn hands off him.

Paul Edgecomb: [évoquant Percy Wetmore] The man is mean, careless, and stupid. Bad combination in a place like this.

Paul Edgecomb: [à propos de l’exécution à venir de John] I've done some things in my life I'm not proud of, but this is the first time I've ever felt in real danger of hell.

John Coffey: [à propos de l’assassinat des jumelles par Wild Bill] He kill them wi' their love. Wi' their love fo' each other.That's how it is all around the world.

Paul Edgecomb: What do you want me to do John? You want me to let you run out of here, see how far you can get?
John Coffey: Why would you do such a foolish thing?
Paul Edgecomb: On the day of my judgment, when I stand before God, and He asks me why did I kill one of his true miracles, what am I gonna say? That is was my job? My job?
John Coffey: You tell God the Father it was a kindness you done. I know you hurtin' and worryin', I can feel it on you, but you oughta quit on it now. Because I want it over and done. I do. I'm tired, boss. Tired of bein' on the road, lonely as a sparrow in the rain. Tired of not ever having me a buddy to be with, or tell me where we's coming from or going to, or why. Mostly I'm tired of people being ugly to each other. I'm tired of all the pain I feel and hear in the world everyday. There's too much of it. It's like pieces of glass in my head all the time. Can you understand?
Paul Edgecomb: Yes, John. I think I can.

Paul Edgecomb (vieux): I think Mr. Jingles happened by accident. I think when we electrocuted Del, and it all went so badly… well, John can feel that you know… and I think a part of… whatever magic was inside of him just slept through my tiny friend here. As for me, John had to give me a part of himself; a gift the way he saw it, so that I could see for myself what Wild Billy had done. When John did that; when he took my hand, a part of the power that worked through him spilled into me.
Elaine Connelly: He… what? He infected you with life?
Paul Edgecomb (vieux): That's as good a word as any. He infected us both, didn't he, Mr. Jingles? With life. I'm a hundred and eight years old, Elaine. I was forty-four the year that John Coffey walked the Green Mile. You mustn't blame John. He couldn't have what happened to him… he was just a force of nature. Oh I've lived to see some amazing things Elly. Another century come to past, but I've… I've had to see my friends and loved ones die off through the years… Hal and Melinda… Brutus Howell… my wife… my boy. And you Elaine… you'll die too, and my curse is knowing that I'll be there to see it. It's my torment you see; it's my punishment, for letting John Coffey ride the lightning; for killing a miracle of God. You'll be gone like all the others. I'll have to stay. I'll die eventually, that I'm sure. I have no illusions of immortality, but I will await your death… long before death finds me. In truth, I wish for it already.
[…]
Paul Edgecomb (vieux): We each owe a death – there are no exceptions – but, oh God, sometimes the Green Mile seems so long.

  • Anecdotes
   – Le rôle de Paul Edgecomb avait été initialement proposé à John Travolta (qui le refusa sommairement…).
 
  – C’est Bruce Willis qui a recommandé Michael Clarke Duncan pour endosser le rôle de John Coffey. Bien qu’ayant auparavant tous deux partagés l’affiche de la production Disney Armageddon, M.C. Duncan était encore relativement méconnu du grand public à cette époque.
 
  – Il est amusant de constater que Michael Jetter, l’interprète d’Edouard Delacroix, partageait déjà l’affiche avec une souris deux ans plus tôt dans MouseHunt.
 
  – Michael Clarke Duncan est en fait doté d'une taille (196cm) relativement similaire à celle de David Morse (193cm). Il est même un tantinet plus petit que James Cromwell (199cm). Pour les besoins du film, il a donc fallu accorder une attention particulière à tous les plans mettant en scène conjointement ces acteurs afin de le rendre plus imposant qu'il ne l'est réellement et ainsi de renforcer l'aspect de "force de la nature" émanant du personnage de John Coffey.
 
  – Quelques heures avant l’exécution de John Coffey,  l’équipe du bloc E lui organise une séance de projection privée du classique américain Top Hat. C’est la raison pour laquelle la date originelle mentionnée dans la nouvelle de Stephen King (1932) a été modifiée pour devenir 1935 et éviter un anachronisme malheureux. Il n’en reste pas moins que, durant les années 30, l’Etat de Louisiane exécutait encore ses condamnés à mort par pendaison et non par électrocution…
 
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