Publié par Boblastic (Damien Borel) dans Critiques, le dimanche 13 novembre 2011 à 10:54, vue 342 fois
Titre :
Tintin : Le Secret de la Licorne
Réalisateur :
Steven Spielberg
Genre :
Aventure, Animation
Acteurs :
Jamie Bell, Andy Serkis, Daniel Craig
Durée :
1h47
Date sortie :
26/10/2011
Date séance :
30/10/2011 - 15:45
Date saisie :
13/11/2011 - 10:54
Appréciation :
56%
Visuel :
72%
Scénario :
65%
Bande son :
68%
Acteurs :
63%
Moyenne :
64.80%
Commentaires :
2
Visualisations :
342
Synopsis
''Tintin, un jeune reporter accompagné de son chien Milou, achète une maquette de La Licorne à bon marché dans une brocante en Belgique. Il est immédiatement accosté par Barnabé et Ivan Ivanovitch Sakharine qui tentent de racheter le modèle réduit, mais sans succès. Tintin rentre chez lui, mais la maquette est cassée lorsque Milou chasse un chat qui s'était aventuré dans l'appartement. Alors que le bateau se brise, un petit parchemin qui était caché dans l'un des mâts tombe sur le sol et roule en-dessous de la commode. Pendant ce temps, les deux détectives Dupond et Dupont recherchent Aristide Filoselle, un pickpocket qui sévit dans les environs. Après le vol de son trois-mâts, Tintin rend visite à Sakharine au Château de Moulinsart, où il apprend qu'il existe en réalité deux mêmes exemplaires de la maquette.''
Bon, comme à mon habitude, je reste encore une fois réfractaire à la 3D stéréoscopique au cinéma lorsqu'elle n'est pas justifiée. C'est malheureux, mais au final, j'ai passé plus de la moitié du film sans porter mes lunettes tellement cette 3D était inutile et assombrissait le film. Bref, mis à part Le Drôle de Noël de Scrooge (et Le Roi Lion 3D, oui oui !), je reste encore une fois déçu par cette technologie.
Passons au film en lui même. Adaptation au cinéma oblige, il ne faut pas vous attendre à une fidélité parfaite. Le scenario de ce premier film étant basé sur 3 volumes de Tintin bien distincts (Le Crabe aux pinces d'or, Le Secret de La Licorne et Le Trésor de Rackham le Rouge), le résultat pourrait en dérouter certains puisqu'il s'agit d'un véritable mixte de ces histoires. De ce côté là, je trouve que le travail est remarquable et qu'au final, le scenario tient parfaitement la route. Malheureusement, on a perdu au passage l'humour de l'univers de Tintin : en presque 2 heures de film, je pense n'avoir souri que deux ou trois fois. C'est d'autant plus étonnant que Steven Moffat (Doctor Who, Scherlock...) et Edgar Right (Shaun of the Dead, Hot Fuzz, Scott Pilgrim...) ont écrit le scenario...
Du côté de la réalisation, c'est plutôt bien foutu (malgré la 3D), ça dépote visuellement et pour peu qu'on ne soit pas réfractaire au style choisi, on en prend plein les yeux. C'est du Steven Spielberg, il n'y a rien à redire à ce niveau. Cependant, même si je n'ai pas passé un mauvais moment devant Les aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne, loin de là, j'en ressors tout de même déçu : je n'ai pas réussi à retrouver l'esprit de l'univers de Tintin. C'est dommage, l'adaptation en dessin animé dans les années 90 avait pourtant réussi ce challenge avec brio, et je reste étonné du résultat de ce premier film étant donné les talentueux passionnés qu'il y avait autour de ce projet... A suivre.
Bande annonce
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Publié par Boblastic (Damien Borel) dans Critiques, le dimanche 13 novembre 2011 à 10:54, vue 342 fois
Commentaires (2)
Dimanche 13 Novembre 2011 à 12:24:44
Bruno (Invité) dit :
Le Drôle de Noël de Scrooge !! et Samy ( la tortue ) !! moi c'est les deux films qui m'ont impressionnés en 3D !! Sinon pour les autres film la 3D est pour moi aussi inutile !!
Bon de toute façon faut que j'aille voir aussi Tintin !
Kiss à tous !
Je suis en total accord avec tes propos.
Techniquement, et indépendamment de la 3D stéréoscopique une fois de plus dispensable, le film en jette (vu en Imax 3D). Spielberg manie la caméra virtuelle de telle sorte qu'on oublierait presque qu'il s'essaie pour la première fois au genre. Une telle virtuosité est vraiment de nature à filer des complexes à plus d'un réalisateur (les conseils glanés auprès de Zemeckis, passé maître en la matière, ont pu s'avérer des plus précieux).
Néanmoins, film après film, Spielberg ne parvient pas à s'exonérer de ses propres limites et tocs qui, en l'espèce, se révèlent particulièrement désagréables (voir ma critique sur Minority Report par ailleurs). En un mot, on a affaire a un produit finement "marketé", à la réalisation chiadée, spectaculaire au demeurant et offrant un honnête divertissement, mais on a irrémédiablement perdu la substantifique moelle de l’œuvre initiale. L'absence de traitement en profondeur des personnages les rend superficiels et entrave tout sentiment d'empathie à leur égard. L'absence de toute forme d'humour, pourtant omniprésent dans la BD (manifesté, le plus souvent, au travers des personnalités des protagonistes), n'arrange rien à la chose. Les personnages sont ici trop lisses, trop aseptisés, trop quelconques pour que le spectateur s'enquiert réellement de leurs péripéties. Point de contemplation céans, mais de l'action en continu pour garder le spectateur en haleine et le noyer sous un déluge d'images et de sons particulièrement soignés... au détriment de l'esprit de la BD qu'il est impossible de retrouver dans cette "adaptation". En résumé, nous sommes face à un produit de consommation de masse, mu par des motivations commerciales criardes. Il est dommage que l'esprit de la BD en ait pâti à ce point...
Dernière édition le Lundi 14 Novembre 2011 à 13:41:31 par El Juju.